DIAGNOSTIC GÉNÉTIQUE PRÉ-IMPLANTATOIRE

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Le Diagnostic Génétique Préimplantatoire (DGPI) est une technique diagnostique qui, après un traitement de FIV, permet de tester génétiquement et chromosomiquement les embryons afin de sélectionner les embryons sains avant de leur transfert. Cette technique évite la gestation d'un enfant génétiquement ou chromosomiquement affecté et par conséquent évite aux parents de prendre la difficile décision de recourir ou non à l'avortement thérapeutique.

En Espagne le nombre de cas avec DGP a doublé durant ces dernières années. En Europe, en 2005, le DGP a été réalisé dans 20% des cycles. 

Selon le registre officiel de la Generalitat de Catalunya FIVCAT du 2006, le taux le plus élevé, de ce qu'on appelle "enfants à la maison" suite à des techniques de reproduction assistée, a été atteint grâce au Diagnostic génétique préimplantatoire. Selon ces mêmes données, cette technique arrive à diagnostiquer 30% des maladies graves avant la transplantation de l'embryon.

Pour la première fois dans l’histoire du Diagnostique Génétique Préimplantatoire, nous pouvons étudier tous les chromosomes de l’embryon dans une même cellule moyennant la technique de FISH et le transférer au moment le plus recommandé, cinq jours après la fécondation, sans avoir besoin de vitrifier ou congeler les embryons.Cette technique présentée récemment au Congrès de la Société Espagnole de Fertilité 2010 est à présent appliquée systématiquement dans notre laboratoire de PGD afin d’améliorer l’efficacité du Diagnostique Génétique Préimplantatoire sans aucun supplément économique pour le patient.

Pour plus d’informations : www.pgdcem.com

Qu'est-ce que c'est l'étude chromosomique ou d’aneuploïdes ?

Les chromosomes sont des paquets d’DNA qui gardent l’information génétique (les gènes). Chaque cellule de l’embryon doit avoir 2 paires de chaque chromosome (1 paire de chromosomes sexuels XX ou XY et 22 paires d’autosomes ou chromosomes non sexuels), au total 23 paires de chromosomes.
Le DGPI pour aneuploïdes étudie la dotation chromosomique de l’embryon et détecte si le nombre de chromosomes de l’embryon est correct ou non.
La grande majorité des embryons qui ont des anomalies chromosomiques (embryons avec un chromosome en plus ou en moins) soit ne donnent pas lieu à la grossesse soit conduisent à un avortement. Seul un petit pourcentage d’embryons présentant des anomalies chromosomiques pourraient évoluer mais d'habitude ils donnent lieu à un enfant qui pâtit d'un pathologie.
Le DGPI peut être très utile pour les patients qui viennent aux centres de stérilité, augmentant la possibilité d’une grossesse et diminuant les risques de fausse couche et par conséquence aussi les risques liés à un avortement thérapeutique.
Actuellement, le DGPI permet d’étudier jusqu’à 9 chromosomes. Avec la combinaison de chromosomes que l'Institut Marquès peut offrir, les anomalies chromosomiques le plus communes un 85% peuvent être décelées (anomalies décelées lors de fausse couche durant le premier trimestre ou chez les enfants nés affectés d´un pathologie). Il est donc possible d’écarter la trisomie 21 causée par un chromosome 21 en plus dans chaque cellule, le syndrôme de Turner (Monosomie X) causé par l’absence du chromosome X dans chaque cellule, le syndrôme d’Edwards (trisomie 18) causé par un chromosome 18 en plus dans chaque cellule...etc

Qui en sont les bénéficiaires ?

Une hausse considérable des anomalies chromosomiques ont été observée dernièrement chez les:

1- Femmes âgées de plus de 36 ans
2- Patientes stériles ayant déjà réalisé deux cycles de fécondation in vitro sans avoir de grossesse.
3- Patientes ayant déjà subit deux avortements ou plus.
4- Patiente ayant subi un avortement dont le caryotype était altéré.
5- Patiente dont le partenaire masculin souffre d’oligozoospermie sévère ou d’azoospermie non obstructive.
6- Patientes avec méiose pathologique ou FISH
7- Patientes dont le caryotype est altéré (porteuses de réorganisations chromosomiques).

Quels sont les risques liés à l’âge ?

Le risque d’anomalie chromosomique augmente à mesure qu’avance l’âge maternel. Cela est dû à un vieillissement de la réserve ovarique qui peut entraîner une mauvaise répartition des chromosomes lors de la division cellulaire.

La grande majorité des embryons chromosomiquement altérés achèvent leur développement avant leur implantation ou durant le premier trimestre de grossesse. Une grande partie de ces embryons soit ne donnent pas lieu à une grossesse soit donnent lieu à une fausse couche.

Peu d’altérations chromosomiques sont compatibles avec la vie. Le risque d’avoir un enfant affecté d’une anomalie chromosomique est de

- 1/385 à 30 ans
- 1/179 à 35 ans
- 1/63 à 40 ans
- 1/19 à 45 ans.

Comment peut-on bénéficier du DGPI ?

La sélection des emryons selon les critères morphologiques utilisés dans le laboratoire de fécondation in vitro ne permet pas de différencier les embryons chromosomiquement normaux de ceux qui sont affectés. Il est donc possible que des embryons qui ne sont pas évolutifs chromosomiquement soient transférés. Le DGPI permet donc de sélectionner les embryons normaux avant leur transfert augmentant ainsi considérablement les taux de possibilité de grossesse et réduisant le risque de fausse couche.

Le DGPI peut-il se réaliser lorsqu’on a un caryopyte altéré ?

On estime qu’un individu sur 625 est porteur d’une translocation chromosomique équilibrée. Ces individus ont toute l’information génétique mais disposée de façon altérée (exemple : un morceau de chromosome se casse et s’unit à un chromosome et inversement). Quand il n’y a ni perte ni gain de matière chromosomique, on parle alors d’une translocation dite équilibrée et il s’agit généralement d’individus sains.
Une proportion très élevée des embryons provenant de patients porteurs d’une translocation équilibrée présente des anomalies chromosomiques compatibles ou non avec la vie empêchant alors une grossesse ou donnant lieu à un avortement ou à la gestation d’un enfant affecté. Le DGPI pour l’étude de translocations permet donc de sélectionner les embryons « normaux ou équilibrés » et ainsi d’écarter les embryons « déséquilibrés ».


Qu'est ce que c'est l'étude génétique ou étude des maladies monogéniques ?

Cette technique est réalisée au moyen de techniques complexes de biologie moléculaire qui permettent l’analyse des embryons porteurs de maladies monogéniques. Les personnes qui ont un parent qui est porteur d’une maladie monogénique ont un risque élevé de la transmettre à leurs descendants et ont peu d’options reproductives : l’adoption, un traitement de fécondation in vitro avec don de sperme ou d’ovules ou même prendre le risque d'avoir un enfant atteint par la maladie et se poser la question d'avorter ou non ou opter de ne pas avoir d'enfants. Le DGPI permet d’avoir l’enfant sans lui transmettre la maladie génétique.

Qu’appelle-t-on les maladies monogéniques ?

Les maladies monogéniques proviennent de l’altération ou de la mutation d’un gène spécifique de la personne affectée. Les maladies monogéniques peuvent se traduire en une fibrose kystique, en une anémie des cellules falciformes, en la maladie de Tay Sachs, en une dystrophie myotonique ou dystrophie musculaire de Duchenne pour en citer que quelques unes.

Il existe différents types de maladies monogéniques :

- Autosomiques : le gène affecté est situé dans les chromosomes non sexuels
- Autosomique récessive: 25% de la descendance est affectée par la maladie (ex : fibrose kystique, sickle cell anémie, talassémie, phénylcétonurie, aminoacidopathies métaboliques, etc...)
- Autosomique dominante: 50% de la descendance est affectée par la maladie (ex : Huntington, dystrophie myotonique, Marfan, prédisposition au cancer (neurofibromatose type I, Von Hippel Lindau, Li-Fraumeni, APC, etc...)

- Liées au sexe : Le gène affecté est situé dans les chromosomes sexuels
- Récessive liée au sexe: Lorsqu’elle est associée au chromosome X, 25% de la descendance féminine et 50% de la descendance masculine est affecté par la maladie.
Lorsqu’elle est associée au chromosome Y, 50% de la descendance féminine et 100% de la descendance masculine est affecté par la maladie.
(Ex : Hémophilies A et B, dystrophie musculaire de Duchenne, Lesch-Nyhan, syndrome de Hunter, déficiences en G6PD, maladie de Kennedy, etc...)
- Dominante liée au sexe : 50% de la descendance est affecté par la maladie
(Ex : syndrome de fragile-X, hypophosphatémie, incontinence pigment, Charcot-Marie-Tooth associé au chromosome X, syndrome de Alpont, etc...).

Qui sont les bénéficiaires ?

Tous les patients porteurs d’une maladie génétique. Le DGPI est réalisable pour pratiquement toutes les maladies génétiques lorsqu’on connaît la mutation, le gène associé et le chromosome dans lequel le gène est situé. Les maladies les plus communes sont :

- Fibrose kystique
- Beta talassémie
- Dystrophie musculaire de Duchenne
- Syndrôme de fragile-X
- Hémophilies A et B
- Maladie de Huntington
- Tay-Sachs
- Atrophie musculaire épinière
- Anémie des cellules falciformes
- Dystrophie myotonique
- Maladie de Gaucher
- Syndrome de Marfan
- Neurofibromatose Type I
- Rétinopathie pigmentaire
- Etc...

Questions fréquentes sur le Diagnostic Génétique préimplantatoire:

Comment le DGPI est-il réalisé?

Les embryons obtenus par la fécondation in vitro sont mis en culture jusqu’à leur troisième jour de vie et ont alors entre 6 et 8 cellules. Toutes ces cellules sont au début génétiquement identiques. Un orifice est réalisé dans la membrane externe (zone appelée pellucide de l’embryon) et une cellule est extraite pour être analysée. L’embryon se transfère un jour après.

Cette technique peut-elle abîmer l’embryon ?

Il s’agit d’une technique très sophistiquée réalisée par des biologistes experts qui n’affecte pas l’évolution de l’embryon.

La pratique du diagnostic génétique préimplantatoire augmente-t-elle les possibilités de grossesse ?

Oui car celui-ci nous permet de ne transférer à la patiente que les chromosomes génétiquement et chromosomiquement normaux. La probabilité d’implantation de ces embryons est élevée.

Le diagnostic génétique préimplantatoire réduit-il les probabilités d’avortement ?

Oui car la majorité des fausses couches est dûe à des altérations génétiques.

Le diagnostic génétique préimplantatoire évite-t-il des grossesses avec des anomalies chromosomiques ?

Oui, les grossesses avec des anomalies chromosomiques sont évitées que pour les chromosomes étudiés, par exemple la trisomie 21.